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Intolérance et allergie au lait

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L’intolérance et l’allergie au lait sont deux problèmes distincts que peut provoquer la consommation de produits laitiers. Ces maux peuvent être insidieux au point que le consommateur n’a pas toujours conscience de l’origine de ses troubles. Voici comment distinguer l’une de l’autre, les reconnaître et comment faire face.

Intolérance au lactose :

Le sucre du lait, le lactose, nécessite une enzyme spécifique, la lactase. Cette enzyme va découper le lactose en sucres simples, le glucose et le galactose, qui seront assimilés dans l’intestin grêle. En absence de lactase, il y a des trouble gastro-intestinaux. L’intolérance est juste une absence de la lactase, ce n’est pas une réaction immunitaire.

Symptômes de l’intolérance au lactose

Ils peuvent apparaître de 20mn ou le lendemain avec un effet plus ou moins long (jusqu’à 2 jours).

  • Ballonnement
  • Diarrhée (ou l’inverse : constipation)
  • Douleurs ou crampes abdominales
  • Vomissement chez l’enfant
  • Mais aussi fatigue chronique, tendance dépressive, membres douloureux, maux de tête, troubles de la concentration.

Comment savoir si on est intolérant ?

  • Auto-diagnostique : 1 à 3 verres à jeun, puis on regarde l’effet. Ou, plus sur, mais plus dur, on fait une cure de 2 semaines sans lactoses (y compris dans de nombreuses préparations industrielles, comme excipient des médicaments). Si les symptômes disparaissent dans ce délai, vous êtes probablement intolérant au lait. Si la réaction en cas de reprise de lait est très forte, on peut soupçonner une allergie. Le mieux est alors de consulter un professionnel de la santé.
  • Le Breath Hydrogène Test en milieu médical : mesure avant/après du taux d’hydrogène dans le souffle après avoir avalé 10g de lactose. Si le lactose n’est pas digéré, les bacilles colique dégage de l’hydrogène, qui sont évacués par les poumons (Breath = respiration).
  • Mesure du taux de glucose dans le sang après avoir avalé du lactose. Si on trouve plus de glucose dans le sang, c’est que le lactose à bien été découpé par la lactase.
  • Test génétique pour mesurer certaines prédispositions héréditaires.

Causes possibles du manque de lactase

  • Déficit congénital en lactase (génétique) : on n’en a pas depuis la naissances.
  • Déficit primaire ou acquis en lactase : La perte progressive du potentiel de production de lactase après le sevrage naturelle, variable en fonction du groupe ethnique. 4% des scandinaves sont intolérants, contre 50 à 70 % dans le bassin méditerranéen, 90% dans certains pays.
  • Déficit secondaire ou temporaire : lors d’une gastro-entérite (grave surtout), revient après la pathologie (dure quelques semaines), suite à une chimio-thérapie aussi.

Que faire si on est intolérant au lactose ?

  • Éviction du lactose (même dans charcuterie, médicaments, viennoiserie,… Pas toujours marqué).
  • En cas d’intolérance légère, Il est possible de prendre des les produits faibles en lactose (comme les fromages à pâte dure et les produits laitiers fermentés comme les yaourts,…) et d’éviter les produits riches en lactase (lait, fromages à pâte molle, crus, crème, beurre,…).
  • En cas d’intolérance forte, il existe des produits délactosé.
  • Il est possible de prendre des compléments contenant de la lactase (si on est invité chez quelqu’un). A prendre 30 mn avant le repas.

L’allergie aux protéines du lait

  • L’allergie au lait est une réaction du système immunitaire à certaines de ces protéines : la caséine, alpha-lactalbumine et beta-lactoglobuline.
  • Chez le nourrisson et l’enfant : Plus fréquente chez l’enfant, elle représente 13 % des allergies alimentaires de l’enfant [1] (2/3% chez les moins de 2 ans). La moitié des enfants allergiques au lait, ont des allergies croisées. Elle représenterait 20% des hospitalisations de nourrissons. Dans 90% des cas cette allergie disparait vers 3/4 ans si l’allergie a bien été prise en compte.
  • Moins fréquente chez l’adulte elle est alors souvent liée à d’autres allergies (laits de soja, brebis, chèvres entre autres).
  • Si cette allergie est mal soignée, cela peut évoluer en asthme (40% des cas) ou en rhinite allergique (30%).

Symptômes de l’allergie aux protéines du lait

  • Vomissement,
  • Diarrhée chronique
  • Douleurs abdominales
  • Mais aussi exéma ou urticaire, asthme ou œdème de Quincke (gonflement rapide de la peau).

Comment savoir si on est allergique ?

  • Auto-diagnostique : Faire une cure de 2 semaines sans lait, ni protéines du lait (y compris dans pâtisseries, aliments industriels, certains pains et biscottes,…) et en ne prenant pas de lait de soja, de brebis, ou de chèvres du fait du risque d’allergies croisées. Si les symptômes disparaissent dans ce délai, vous êtes probablement intolérant ou allergique au lait. Si la réaction en cas de reprise de lait est très forte, on peut soupçonner une allergie. Le mieux est alors de consulter un professionnel de la santé.
  • Tests cutanés chez l’allergologue.

Que faire si on est allergique au lait ?

  • Éviction obligatoire. Attention, on les trouve dans les produits laitiers, mais aussi dans les pâtisseries, aliments industriels, certains pains et biscottes,…
  • Attention aux allergies croisées ! Les allergiques au lait de vache peuvent être sensibles au laits de soja, de brebis, ou de chèvres… Alors que beaucoup se tournent vers ces alternatives.
  • Les laits végétaux offrent de bonnes alternatives. Voir l’article Les laits végétaux.
  • Pour un nourrisson, lors de l’allaitement, les protéines du lait de vache passe dans le lait de la mère. Mais si la mère fait un régime sans lactose le lait de femme n’est pas allergisant.
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